«Il reste du travail !»

2009-12-travail

A la moitié des matchs, au surlendemain d’une défaite surprise à Nancy (10-14), Mulhouse dresse un premier bilan mitigé de cette nouvelle saison en Nationale 3. A écouter François Klein, l’entraîneur, il reste du travail…

BILAN COMPTABLE. – « Notre objectif était la deuxième place, derrière Chenôve, qui est au-dessus. Après le coup de froid du week-end, à Nancy (10-14), je n’ose plus vendre la peau de l’ours. Cette défaite me déçoit. Sinon on n’est pas mal. Le championnat est plus intéressant cette saison.»

«On a bien fait de ne pas monter en N2»

« Il y avait Thionville et Mulhouse, derrière Chenôve on voit cette fois Longwy gagner des matchs et Nancy créer la surprise. Nous aurions voulu être invaincus à domicile, Chenôve nous a battus. Une petite déception. On est un peu en retard sur nos prévisions. J’espère qu’il n’y aura pas d’autre défaite… à part contre Chenôve. »

LA NATIONALE 3. – « Mon collectif a bien fait de ne pas monter en N2. On a encore beaucoup de travail. Nous avons beau avoir des jeunes de qualité, cela reste des jeunes, avec un nécessaire apprentissage. L’équipe, je la juge plus difficile que la saison dernière.
« Il m’était plus facile de faire le point sur ce qui allait et n’allait pas. Nos cadres sont aujourd’hui plus irréguliers, faute de temps. Bruère n’est plus là, Lucas Peter s’investit moins avec la Une et cela se voit. Même chose pour Laurent Krempper. A l’entraînement, comme en match, il n’y a plus cette dynamique de ces joueurs cadres qui s’imposaient aux autres. »

LES MANQUES. – « Il nous manque un allant vers l’avant, celui qu’amènent les joueurs d’expérience. Je ressens un sentiment d’autosuffisance chez les jeunes, l’impression que tout le monde est déjà très bon et qu’il suffit d’attendre que le talent arrive avec les années.
« Il n’y a plus, à l’entraînement, la même dynamique de travail, ces cadres qui te poussent à te rentrer dedans. La motivation est plus aléatoire. Notre intention était d’avoir une équipe dominatrice en N3 et de se rapprocher de la N2… on n’y est pas encore. »

PROJET N3. – « Il nous reste un pallier à franchir. Et il y a du souci à se faire pour le jour où on y sera, en N2. Je me demande si on n’aura pas besoin d’une saison dans cette division, justement, pour s’y prendre des claques et progresser ainsi. Attention : cette équipe ne perdra pas dix fois de suite contre Nancy, avec son banc venu de la Nationale 2.
« Du boulot nous attend avant d’atteindre le sérieux, l’organisation et le physique de ces équipes. La N2, il sera temps d’y aller si les poules changent, qu’il y en ait quatre au lieu de deux. On a besoin de matchs difficiles, pour se remettre en question chaque week-end. Je ne parle pas des cadres qui connaissent le niveau, mais des jeunes qui ne se disent même pas impressionnés. Et pourtant… »

UNE ÉQUIPE JEUNE. – « On connaît leur valeur, leur capacité à réagir dans l’adversité. Il y a un potentiel pour aller au bout de leurs capacités, mais il manque du gabarit. Je m’en rends compte quand je visionne les rencontres de N2, avec un axe composé de gars costauds et de joueurs qui tournent autour. Nous, on a les éléments pour tourner autour, mais pas les costauds dans l’axe fort.
« Après, il y a ce groupe de jeunes qui vit bien ensemble depuis longtemps. Dans la durée ils peuvent faire du bon travail. Il y a malgré tout une prise de conscience, ils ne baissent pas les bras mais le comportement ne change pas vite. »

S.Ba. – DNA – 15 décembre 2009