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Des erreurs à corriger

2011-03-chenove

Au lendemain de la défaite du MWP (N2) contre Chenôve (8-10), François Klein est amer. L’entraîneur des poloïstes mulhousiens nourrit plusieurs regrets. Non pas vis-à-vis de ses joueurs, mais envers lui-même. Lucas Peter, capitaine de l’équipe, estime pour sa part que Mulhouse aurait pu l’emporter samedi soir.

Quand une équipe perd, c’est l’entraîneur qui écope en règle générale. Ici, rien de grave cependant. Simplement quelques erreurs d’appréciation tactiques.

« On a été par moments pris au dépourvu. Mais je n’ai pas grand-chose à reprocher à mon équipe. Ils sont présents, ils travaillent. C’est juste que nous n’avons pas non plus dix saisons de Nationale 2 dans les jambes. A moi la faute », glisse François Klein.

Opposés aux Bourguignons de Chenôve samedi soir, les Mulhousiens n’ont pas su transformer l’essai, après leurs deux dernières victoires contre Annonay (13-7) et à Aix-les-Bains (11-17).

«Ce qui frustre, c’est que ce match, on peut le gagner»

« L’écart n’a jamais été énorme. Notre adversaire à deux points d’avance à la mi-temps. Il y a des adaptations simples dans l’eau que nous n’avons pas su mettre en place.

« Mais encore une fois, c’est relativement normal, on n’a pas assez de métier », poursuit l’entraîneur haut-rhinois.

Selon François Klein, il n’aurait pas assez exploité le potentiel de ses garçons ce week-end.

Et Dmitry Lavryshynets, que les Cheneveliers ont récupéré suite à la dislocation de la formation lyonnaise, leur a donné beaucoup de fil à retordre.

« Ce qui n’a pas été intelligent de notre part, c’est de laisser les autres lui donner le ballon. On a laissé faire, alors que nous sommes capables d’agir différemment. »

Lavryshynets, libre d’agir à sa guise, marquera la moitié des points des Bourguignons.

Le MWP s’est aussi trop adapté à l’adversaire du jour, sans vraiment appliquer le jeu qui lui a réussi lors des dernières rencontres.

Face à des Bourguignons plus costauds et plus rugueux, il y avait de la peur à passer à l’offensive.

« Nous manquons d’agressivité, mais vu les gabarits, on peut le comprendre. Chenôve est resté correct dans l’engagement », commente François Klein.

Pour Lucas Peter, le capitaine mulhousien, cette situation est également compréhensible.

« Nous avons été moins décisifs, moins engagés et moins percutants qu’à Aix-les-Bains. On a été un peu crispés, il y avait de la crainte. C’est sûr, Chenôve fait une taille de plus », ajoute-t-il.

La formation d’ici a-t-elle manqué de réalisme ? « On shoote beaucoup mais on ne marque pas. Ce qui frustre, c’est que ce match on peut le gagner », estime Lucas Peter. « Mais on s’est réveillé trop tard. Il reste du travail à accomplir. »

Les Mulhousiens sont encore jeunes et tendres. Cette première aventure en Nationale 2 va petit à petit forger leur caractère.

Pierre Gusz – DNA – Photo Cathy Kohler